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Réponse du porte-parole de l'Ambassade de Chine en Belgique à une question au sujet des reportages sur le Xinjiang dans un média belge
2021-05-19

Q: Récemment, certain média belge, en s’appuyant sur des soi-disant rapports indépendants des think-tank anti-chinois, prétende qu’il existe des « preuves incontestables » du prétendu « génocide » au Xinjiang. Quel est votre commentaire à cet égard ?

R: La partie chinoise s’y oppose fermement et la condamne vivement. Nous avons réitéré à plusieurs reprises que les affaires du Xinjiang relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Les questions liées au Xinjiang ne sont pas des questions ethniques ou religieuses, ni une question des droits de l’homme, mais des questions qui concernent la lutte contre le terrorisme, la déradicalisation et le séparatisme. Accuser gratuitement la Chine de « génocide » en se basant sur des mensonges et de fausses informations sur le Xinjiang répandus par des think-tank et politiciens antichinois aux États-Unis et en Occident constitue une grande insulte et une grave offense au peuple chinois. Je tiens à donner des éclaircissements suivants pour clarifier la réalité.

Premièrement, le crime de génocide est soumis à des critères et procédures stricts pour sa reconnaissance en droit international. Depuis l’adoption de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, la plupart des cas de génocide ont été reconnus par la Cour internationale de justice et les tribunaux spéciaux créés sous l’autorité du Conseil de sécurité des Nations Unies. À part cela, aucun pays, organisation ou individu n’a la qualification ni le droit de reconnaître à sa guise qu’un autre pays a commis un « génocide ». Il n’existe absolument pas de « génocide » au Xinjiang, et cela ne se produira jamais. Si le Xinjiang qui jouit de la paix, de la tranquillité et de la prospérité peut même être reconnu de « génocide », peut-on considérer que le génocide est partout dans le monde entier ?

Deuxièmement, il n’existe absolument pas de « camps de détention », de « transferts forcés de population », ou de «stérilisation forcée » au Xinjiang. Les centres d’éducation et de formation professionnelle établis conformément à la loi au Xinjiang sont des écoles par nature, et la plupart des stagiaires ont obtenu un emploi stable et une vie paisible grâce à leur formation. En outre, les centres d’éducation et de formation professionnelle respectent et protègent pleinement la liberté de croyance religieuse des stagiaires, leurs coutumes et habitudes ethniques et le droit d’utiliser leur propre langue et écriture, et garantissent pleinement la liberté personnelle et la dignité humaine des stagiaires. Il n’existe pas de soi-disant « suppression des minorités ethniques » et « persécution des musulmans ».

La Chine mène toujours une politique démographique plus en faveur des minorités ethniques que pour l’ethnie Han. En plus de 40 ans depuis 1978, la population ouïghoure du Xinjiang a plus que doublé. Rien qu’entre 2010 et 2018, la population ouïghoure du Xinjiang a augmenté de 25 %, ce qui est supérieur au taux de croissance de toute la population du Xinjiang, et plus de 10 fois supérieur à celui de la population Han du Xinjiang au cours de la même période. Travailler dans les autres régions du pays est un moyen important pour les habitants de différents groupes ethniques du Xinjiang de gagner leur vie et de s’enrichir. La protection du travail et de l’emploi au Xinjiang est non seulement conforme à la législation chinoise, mais aussi aux normes internationales en matière de travail et de droits de l’homme.

Troisièmement, le soi-disant « rapport indépendant sur le Xinjiang » publié par le « New Lines Institute for Strategy and Policy » cité dans le reportage n’a aucune crédiblité. La fiabilité du « New Lines Institute for Strategy and Policy » et de son bailleur de fonds, l’Université de Fairfax, a été largement remise en question sur les réseaux sociaux. Tom Fowdy, universitaire de l’Université d’Oxford et analyste spécialisé sur l’Asie de l’Est, a révélé que cet institut est en fait un front de l’International Islamic Institute, une organisation néoconservatrice islamique américaine liée à la Confrérie des Frères musulmans en Égypte, dont les membres ont admis soutenir le terrorisme. Et les autorités réglementaires de Virginie se sont déchaînés contre la qualité et la rigueur du programme pédagogique en ligne de l’Université de Fairfax, qui a failli être contraint de fermer, avec 153 étudiants inscrits entre 2020 et 2021, selon le ministère américain de l’Éducation. Il convient de s’interroger sur les manœuvres politiques qui se cachent derrière un tel rapport, dont l’origine professionnelle est très douteuse et qui a réussi à être largement couvert par les grands médias occidentaux.

Nous espérons que les médias et les personnes concernés pourront respecter les faits, rejeter les préjugés, cesser de diffuser de fausses informations et adopter une approche véridique, objective et juste pour regarder et couvrir la Chine.

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